Dès les années soixante, Andy Warhol parlait de l'intérêt à (très) court terme pour des nouveautés relayées par les médias. La quantité de films qui sortent chaque semaine amène certains réalisateurs, comme Agnès Varda en décembre dernier, à envoyer des courriels à leur public. Madame Varda priait les spectateurs de se déplacer rapidement pour voir son dernier film au cinéma. Difficile en effet de rester à l'affiche plus d'une semaine pour quantité d'œuvres qui gagneraient à trouver leur public tranquillement par bouche à oreille. Mais la logique de rentabilité agit tel un rouleau compresseur. D'où la débauche de promotion par ceux qui en ont les moyens.
La concentration au sein des industries culturelles - qui comptent un petit nombre de poids-très-très-lourds, complique l'accès au public pour de nombreux artistes dont les œuvres ne sont pourtant pas indignes d'attention. Qu'importe, des solutions existent qui contournent les voies “major”. En marge du star system et des millions se sont organisées des collaborations fructueuses entre artistes, sous forme de collectifs, coopératives d'activité et d'emploi (CAE), de Scop [1], de Scic [2]. Un choix de modèles d'organisation qui révèle le lien entre culture et économie sociale, deux domaines qui partagent un intérêt pour l'autre et son environnement.
Avec une pensée particulière pour celles et ceux qui rendent la culture accessible à tous, la rédaction présente ses meilleurs vœux aux lecteurs d'Interdépendances pour une année 2009 pleine de découvertes !
Louise Bartlett, Jean-Marc Borello
Cet article est paru dans Interdépendances n°72 - Janvier - Février - Mars 2009 2009.
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