Une autre caractéristique fréquente de ces adultes est l’absence de désir propre et une image de soi fragilisée ou défaillante. Pour eux, à l’évidence, le désir passe par le désir de l’autre ; celui-ci est perçu comme un miroir qui renvoie une image positive ou négative, image éventuellement supportable et valorisante, ou insupportable et alors génératrice d’angoisse, de mal-être, de repli sur soi ou d’attitudes violentes. Aussi, les besoins de l’adulte handicapé sont très spécifiques et déterminent une prise en charge où l’individu et les relations entre individus tiennent une place primordiale. D’une manière générale, chaque éducateur, chaque intervenant dans la prise en charge doit adapter son attitude aux besoins de l’adulte handicapé, afin de soulager les tensions et les souffrances vécues. Comprendre, accepter, admettre sont les maîtres mots de ce travail. Trois besoins fondamentaux des adultes atteints de handicap mental peuvent être dégagés : – être accepté et entendu, dans un climat de tolérance et d’écoute, être appréhendé « tel qu’il est » : un être unique, singulier, respectable ; – être stimulé, par une vie quotidienne agréable et sécurisante, des activités diverses et variées, des projets attrayants lui permettant, s’il le souhaite, d’agir, de créer, de choisir. Il peut ainsi se positionner en tant que « personne désirante », en tant qu’acteur, et se valoriser par l’action ; – être considéré comme « sujet » : être partie prenante du projet d’évolution élaboré pour lui et/ou avec lui et dans lequel il peut être « sujet » et non « malade de » ou « objet de ». L’aider à se positionner comme sujet à part entière, responsable de son comportement et de son choix de vie. Le travail de prise en charge consiste donc d’abord à rassurer l’adulte. Seules la disponibilité, la patience, la persévérance des intervenants peuvent permettre à l’adulte d’avancer à son rythme et de réussir le projet entrepris, tout en autorisant les régressions éventuelles nécessaires à la poursuite de son évolution. Pour vivre avec les autres et non à côté des autres.">

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Le handicap mental : comprendre, accepter, persévérer

Le public des adultes atteints de handicaps mentaux présente des particularités très fortes qui mettent en question notre conception de l'individu en tant qu'être social. Les symptômes rencontrés parmi ces personnes (attitudes stéréotypées d'agitation, de violence, de prostration, de retrait) amènent à s'interroger sur les besoins primordiaux de l'être humain social.

La prise en charge des adultes atteints de handicaps mentaux, tout en identifiant leurs besoins et en tâchant d'y répondre, doit également intégrer les spécificités de ces personnes. L'action doit être fondée sur l'acceptation totale de l'individu, tel qu'il se présente. Ce travail conduit chaque intervenant à remettre en question son rapport à l'autre et les valeurs qui en constituent la base.

Les symptômes du handicap mental sont nombreux : pertes de contact avec la réalité (émergence d'idées délirantes, hallucinations) ; absence réelle de désir d'entrer en relation avec l'autre, se manifestant soit par des comportements de retrait (dits autistiques), soit, à l'opposé, par des attitudes envahissantes dans une recherche fusionnelle à l'autre ; difficultés de compréhension ; incapacité à supporter les frustrations, génératrices de vives angoisses... Ces moments de profond malaise, voire de souffrance intense, amènent les personnes atteintes à des conduites pulsionnelles accompagnées de passages à l'acte : agressions verbales, plus souvent physiques, sur l'entourage ou sur elles-mêmes.

Une autre caractéristique fréquente de ces adultes est l'absence de désir propre et une image de soi fragilisée ou défaillante. Pour eux, à l'évidence, le désir passe par le désir de l'autre ; celui-ci est perçu comme un miroir qui renvoie une image positive ou négative, image éventuellement supportable et valorisante, ou insupportable et alors génératrice d'angoisse, de mal-être, de repli sur soi ou d'attitudes violentes.

Aussi, les besoins de l'adulte handicapé sont très spécifiques et déterminent une prise en charge où l'individu et les relations entre individus tiennent une place primordiale. D'une manière générale, chaque éducateur, chaque intervenant dans la prise en charge doit adapter son attitude aux besoins de l'adulte handicapé, afin de soulager les tensions et les souffrances vécues. Comprendre, accepter, admettre sont les maîtres mots de ce travail.

Trois besoins fondamentaux des adultes atteints de handicap mental peuvent être dégagés :

– être accepté et entendu, dans un climat de tolérance et d'écoute, être appréhendé « tel qu'il est » : un être unique, singulier, respectable ;

– être stimulé, par une vie quotidienne agréable et sécurisante, des activités diverses et variées, des projets attrayants lui permettant, s'il le souhaite, d'agir, de créer, de choisir. Il peut ainsi se positionner en tant que « personne désirante », en tant qu'acteur, et se valoriser par l'action ;

– être considéré comme « sujet » : être partie prenante du projet d'évolution élaboré pour lui et/ou avec lui et dans lequel il peut être « sujet » et non « malade de » ou « objet de ». L'aider à se positionner comme sujet à part entière, responsable de son comportement et de son choix de vie.

Le travail de prise en charge consiste donc d'abord à rassurer l'adulte. Seules la disponibilité, la patience, la persévérance des intervenants peuvent permettre à l'adulte d'avancer à son rythme et de réussir le projet entrepris, tout en autorisant les régressions éventuelles nécessaires à la poursuite de son évolution. Pour vivre avec les autres et non à côté des autres.

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Réaction de Marien le 17/03/2008 à 13:40

Avant de lire cet article, j'avais lu le placement familial pour les enfants.

Le placement familial pour les adultes handicapés mentaux existent également : c'est l'accueil familial, géré par les Conseils Généraux pour les accueils dits sociaux ou par les CHS pour les accueils dits thérapeutiques.
Véritable alternative "Pour vivre avec les autres et non à côté des autres"
au sein d"une famille, pour quitter l'institut et pour ceux qui ne peuvent vivre seuls ou pour laisser souffler les parents, accueil permanent, intermittent ou temporaire...

Plus d'infos : www.famidac.fr
merci !

Cet article est paru dans Interdépendances n°49 - Avril 2003.

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