Rencontres internationales de l'économie sociale
Pour une économie sociale plus visible
« Comment positionner plus nettement l'économie sociale sur l'échiquier de la mondialisation ? » était la question centrale abordée lors de l'événement. Un début de réponse a été apporté par l'ouverture de plusieurs chantiers visant à accroître cette visibilité : mise en place de « signes de ralliement » pour tous et d'une cohérence des images de marque des entreprises ; renforcement de la présence de l'économie sociale dans les nouveaux moyens de communication et dans les nouvelles technologies, avec notamment le développement du nom de domaine Internet « .coop » ; multiplication des convergences avec les acteurs de logiciels libres et d'encyclopédies libres. Cette visibilité devrait permettre aux valeurs de l'économie sociale – une économie au service de l'Homme – d'être mieux prises en compte par les organisations internationales ou régionales telles que l'OMC, la Banque Mondiale ou l'Union européenne...
Un centre international de veille de l'économie sociale, une monnaie solidaire, un fonds de développement de l'économie sociale en Europe Centrale, un réseau de consultants pour l'appui de projets coopératifs en Afrique... : lors de ces Rencontres, de nombreux projets ont fait l'objet d'appels à la coopération internationale. Les Rencontres du Mont-Blanc deviennent ainsi progressivement un lieu de mise en place de collaborations.
Suite à cette deuxième édition, il s'agit maintenant pour les fondateurs (la Macif, le Groupe Chèque Déjeuner, la Maif, le Groupe Crédit Coopératif, le Groupe Esfin-Ides) d'en assurer la continuité. Une association de dimension transnationale vient donc d'être créée, à laquelle doivent participer des organisations de différents pays.
L'économie sociale se définit par référence à ses statuts. Elle est composée des coopératives, des mutuelles et des associations. L'économie sociale constitue un troisième secteur, autonome, au sein duquel les structures sont gérées démocratiquement selon le principe « une personne, une voix ». La destination des excédents éventuellement réalisés est originale : ils profitent équitablement à tous les adhérents ou salariés (sauf dans les associations où les excédents ne peuvent être redistribués).
Cet article est paru dans Interdépendances n°60 - Premier trimestre 2006.
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Chaque trimestre, découvrez dans le magazine papier des offres d'emploi dans le secteur de l'économie sociale et solidaire.
Réaction de Cédric le 03/02/2009 à 21:26
Le rapport que l'on a par rapport à l'argent montre le choix de notre société.
Le temps est venu d'une autre société plus solidaire.
Nous devons voir quelles pistes s'offrent à nous.